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LE MIROIR DE RUPHUS - Page 4

  • Gardons une ville sale !?

    propre,propreté,ville,déchets,déchetterie,campagne,poubelles,écologieL'homo sapiens a encore brillé par son intelligence et a pu de nouveau apporter une preuve de l'évolution de la race humaine...

    La ville de Montreuil sous Bois incite fortement les habitants à utiliser les poubelles ainsi que notre bonne vieille déchetterie. 

    Toutefois, ce "Gardons notre ville propre" n'a visiblement pas su attirer l'attention d'un certain nombre de sapiens. Ces derniers auront sans doute compris par là "Gardons une ville salle". Un défaut de compréhension issu d'une ère primitive aurait-il repris le dessus ces dernières années ? Un processus de régression du cerveau se serait-il mis en place ?

    Des habitants ont définitivement dit merde à ce panneau et donc au souci de la propreté dans les villes. Leur cerveau reptilien a cru bon de se révolter, de montrer que rien ni personne ne peut les soumettre. Et fiers de leur insolence, pour ne pas dire de leur connerie, ils continueront de souiller les recommandations de la mairie. Bisque ! Bisque ! Rage ! Nanananère ...

    Mais peut-être que ces gens accepteront de se soumettre aux rats, notamment. Car ils construisent là un magnifique garde-manger pour ces rongeurs souvent porteurs de maladies. Ces gens et leur cerveau reptilien ignorent-ils sciemment le danger potentiel de transformer les rues en décharge publique ? 

    Respecter l'environnement et garder une ville propre ne constituent pas une soumission aux pouvoir publics mais un choix de préserver la vie humaine, tout bonnement. Le fameux "l'homme est un loup pour l'homme" de Plaute se confirme encore une fois. L'homme est capable de provoquer sa propre perte mais au nom de quoi ? De l'insoumission, du défi, du rapport de force ou de la bêtise ? Quoi qu'il en soit, le comportement juvénil et désinvolte de certains ne me porte pas à croire que l'ensemble de l'humanité a bénéficié d'une évolution du cortex cérébral.

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    Nota : La dernière épidémie de peste enregistrée en France date de 1920 : la peste des chiffonniers. Toutefois, la peste est toujours présente aux portes de l'Europe. Les derniers cas de peste ont été enregistrés en Algérie en 2003.

    A lire
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    La grande peste de 1348 sur le site du Bourlingueur

    Peste bubonique sur le site du Centre de Recherches

  • Thème : La première fois

    J'étais médusée. Cette chose s'approchait de moi et me suivait inlassablement. J'étais à la fois horrifiée et amusée. Cette chose s'élargissait et rétrécissait. Et tout dépendait de moi. Elle achevait de se mouvoir chaque fois que je le décidais. Cette chose, qui m'interpelait semblait obéir à chacun de mes ordres. Ou bien se jouait-elle de moi, en me suivant, feignant la soumission.

    La première fois que je l'ai vue, je tentais désespérément de m'extirper de mon lit. J'empoignai les barreaux comme pour m'assurer de ma force. Puis je levai une jambe, toujours agrippée à ce bois dont j'étais prisonnière. Ma seconde jambe qui servait d'appui ne tarda pas à rejoindre la première, dans un élan d'espoir, l'espoir d'en sortir indemne, l'espoir de découvrir une liberté tant convoitée et tant refusée à mon âme bohême.

    J'avais remarqué qu'un point lumineux avait fait fuir la chose. Je m'emparai alors d'une petite lampe et j'inondai cette chose de lumière, d'un geste ample, gracieux, salvateur. Je désirais tant voir fuir cette petite sauvageonne, ce démon, cet ange noir indéfinissable maître en l'art de cacher ses talent d'indomptable. Elle ne fuyait jamais bien longtemps. Et ces brèves séparations me fendaient le cœur à coups de scalpel larmoyants. Je ne pouvais renoncer à la chose. Je m'amusais d'elle, la poursuivais à mon tour. Cette chose renfermait d'immenses secrets. Il me tardait de mettre cette chose à nu.

    La première fois que je l'ai vue, elle s'étendait sur le mur, au-delà des songes, au-delà de mon cheval à bascule. La première fois que je l'ai vue, mon bras était là, collé au mur, étendu de toutes ses forces. Ma main s'apprêtait à recevoir le délice, la perfection des breuvages, la pureté des saveurs. J'attendais mon bib' de quatre heures.

    Et là, un miracle se produisit. Une espèce de masse informe vint se poser sur la chose. Mon ombre et moi sommes devenus, à cet instant, un seul et même être. Et mon bib' de quatre venait d'arriver.

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