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De l'art-de l'air

  • Fergessen au restaurant au Bouche à Oreille

    DSC_0085-4.jpgMa p’tite rencontre avec Fergessen au restaurant Le bouche à oreille à Villeneuve sur Yonne (qui vous sert des ravioles délicieuses), le 12 juin

    Je vais commencer par leur gentillesse et leur simplicité. Deux personnes adorables que je tiens à remercier pour le temps qu’ils m’ont consacré. (je sais, c'est long à lire, merci d'avance aux courageux ^^)
    http://cabougeasensetcie89.hautetfort.com/…/fergessen-au-re…

    Fergessen…
    « On a regardé les étoiles, et ça nous est apparu dans la voie lactée, un F s’est affiché. Et là j’ai dit FERGESSEN » (rires) *

    Fergessen, c’est un duo aux sonorités folk rock, une vraie personnalité musicale et beaucoup de complicité mutuelle. Ce sont des artistes emprunts de passion pour la musique qu’ils partagent généreusement avec leur public. Inséparables depuis 16 ans depuis leur rencontre dans un café concert de Saint Germain dans lequel Michael jouait avec son groupe de reprise, chacun a mené sa barque musicale, de deux manières bien différentes. Deux artistes, deux parcours totalement différents mais complémentaires.

    DSC_0041-2.jpgMichaela Chariau est passionnée de musique depuis l’âge de six ans. De formation classique, violon, piano, chant lyrique, gospel, pendant des années, elle perfectionne sa technique dans divers styles, avec brio. Ses ambitions ne s’orientent pourtant pas vers la musique malgré quelques collaborations qui l’ont faite évoluer. « Moi je faisais de la musique passionnément mais en dilettante. Je n’envisageais pas ça potentiellement comme un métier, surtout que je voyais comment lui (David) il galérait. Ça ne m’incitait pas spécialement à me lancer dans le truc. » A la fin de ses études, Michaela part à Londres pendant deux ans, une période très révélatrice. « J’avais du temps à consacrer à moi-même, j’ai pris mon piano et j’ai commencé à écrire. » De retour en France, elle s’inscrit aux « Rencontres d'Astaffort », plus précisément aux « Rencontres d’écritures », un cycle de formation continue destiné aux jeunes artistes et organisées par Voix du Sud depuis 1994. Michaela, alors traductrice à son compte, comprend qu’elle veut faire de la musique son métier. Elle est ensuite choisie comme lauréate du Prix centre des écritures, bourse créée par Voix du Sud en partenariat avec La Poste. Le duo Fergessen naissant dans un même temps, Michaela parvient à imposer David dans l’aventure, sans demi mesure.

    DSC_0134.jpgDavid Mignonneau, lui, a une approche plus bohème de l’univers musical. Il débute la musique à 14 ans en formant le groupe Orion et joue pendant cinq ans avec le groupe Blue Steel, puis avec le groupe Jenkin’s avec lequel il aura l’occasion de se produire dans de nombreux concerts. Il intègre même le groupe Pow Wow en 2006, une belle aventure qui a duré quatre ans. « C’était presque comme si on avait toujours chanté ensemble, ça a sonné tout de suite. » Parallèlement, il croise la route de Yan du groupe « Yan et les Abeilles » avec lequel il tourne pendant trois ou quatre ans. « Pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvé à accompagner quelqu’un. Moi j’étais chanteur, je n’avais jamais accompagné personne. Et là je me suis retrouvé à accompagner ce mec là et j’ai vraiment découvert la chanson française. En plus ce mec avait un talent de fou. ». Par la suite, il fonde son propre groupe de compo Lunès. Il apparaît ensuite dans Flag au chant et à la guitare, groupe de reprise de morceaux des années 80 à nos jours. David se laisse porter au fil de ses rencontres et découvre toujours divers univers avec beaucoup de plaisir et de curiosité. « J’aime la musique, les expériences nouvelles ». Mais sa collaboration avec Michaela, portée par une énergie nouvelle et dynamique, fut un réel souffle nouveau, une bouffée d’oxygène arrivée à point dans sa vie.

    Ce qui est certain, c’est que depuis The Voice 4 (2015), Michaela et David ont beaucoup moins peur des caméras. « T’apprends vite fait à ne plus y faire attention ».
    Mais leur participation à l’émission n’est pas le fruit du hasard ni de leur initiative. Fergessen avait été repéré sur internet par la production qui avait fortement apprécié leur travail, leur image et leurs voix. The Voice a été une belle expérience télévisuelle dans la carrière de Fergessen, pour Michaela, « c’était une très bonne découverte. Il y a beaucoup d’a priori qui sont tombés en faisant cette émission. On avait très peur qu’on nous transforme, qu’on nous modifie, qu’on nous formate. Et en fait c’était hyper sincère. »
    Le duo avait choisi d’interpréter le titre des Beatles, « Eleanor Rigby ». Et pour cause, ce titre est le premier qu’ils ont chanté ensemble.
    « C’est un titre qu’on voulait enregistrer depuis longtemps, et on avait jamais eu l’occasion. Et surtout on avait essayé une ou deux fois et la version ne nous plaisait pas alors que sur scène, quand on le joue sur scène, ça le fait à chaque fois. Et ça a été un p’tit peu le fondement, le maitre étalon de notre travail. C’est la première fois où on a vraiment travaillé nos deux voix pour que ça sonne comme ça. »
    Deux voix qui se sont trouvées en effet, deux voix qui s’harmonisent, s’élèvent au même niveau vibratoire pour ne faire qu’une et d’une puissance rare. Si chacun a un vrai talent propre, cette « voix unique », coup de cœur de la chanteuse Zazie, est la force de leur duo.

    visuel_couv_FAREST_HD-1200x1200.jpgCette chanson « Eleanor Rigby », emblème de leur union vocale, apparaît par ailleurs et logiquement, sur leur dernier album « Far Est ». Cet album est totalement autoproduit, avec quelques aides financières précieuses telles que le public, par le biais du système KissKissBankBank, de la SACEM, qui propose une aide à l’autoproduction cadrée par des commissions chargées de la sélection des artistes qui en bénéficieront, et une aide régionale dans le cadre du dispositif Multipistes, un dispositif d'accompagnement dédié aux musiques actuelles en grande Région.
    L’autoproduction a été pour eux un véritable challenge très enrichissant et formateur. Elle leur a permis d’appréhender toutes les facettes des métiers de la production de disque.
    « Comme on voulait réussir cette sortie d’album dans une mesure accessible on va dire, on a mis beaucoup de soin à apprendre comment fonctionnait justement chaque branche, chaque forme de métiers impliqués dans la production. On ne connaissait pas jusqu’à présent. Toutes les disciplines sont interconnectées en fait. Si tu te plantes sur un domaine, ça peut avoir des répercussions dans l’autre. Donc il faut être vigilent et si possible efficace dans tous ces domaines là. Mais donc forcément vous ne pouvez pas être performants dans tous les domaines, d’où la nécessité d’être bien entouré. »

    Et si cette expérience s’est avérée plus stressante que pour leur premier album « Les accords tacites » produit sous le label MVS Records, et leur a demandé une somme de travail conséquente, elle leur a néanmoins offert beaucoup d’autonomie et de satisfaction personnelle.
    David : « La somme de travail peut être stressante mais après la façon dont tu décides de faire les choses t’appartient. Et en ça c’est nettement plus cool. Ya pas de référent. T’es pas obligé de discuter des plombes avec un directeur artistique ou avec un directeur de label sur la façon de faire, sur où est ce qu’on va mettre la tune. C’est nous qui décidons de tout ça. »
    Michaela : « Et en même temps du coup tu peux faire des erreurs, mais ce sont les tiennes. Donc quelque part tu peux les accepter mieux. Tu apprends de ces erreurs là. Ce qui était intéressant aussi c’est que ça nous a obligé, comme on a du choisir à quoi on attribuait le moindre centime dans le budget dont on disposait, ça nous a obligé à connaître mieux chaque branche de la production générale, de la distribution, de la production de son, de la promotion, du choix du modèle du disque et du cout de fabrication, le coût de tous les salaires, les charges, voilà toutes ces choses là. »

    Fergessen alors en pleine promotion de leur album « Far Est », est repéré par CharlElie Couture, qui lui, présente son nouvel album « L’amour au fond ». CharlElie leur propose de faire la première partie d’un de ses concerts à La Souris Verte, nouvel espace de musiques actuelles à Epinal, en avril 2014, une scène qu’ils ont vraiment apprécié puisque le duo décide de s’y produire de nouveau en septembre 2014. Ils ont même pu compter sur un public fidèle. Ce concert fera d’ailleurs l’objet d’un DVD live, produit en petite quantité, 200 exemplaires environ.

    Le duo énergique et complet artistiquement sait généralement s’entourer des bonnes personnes. Ils ne travaillent qu’avec des personnes de confiance, qu’ils aiment et réciproquement, qui s’intègrent parfaitement à leur univers car il est primordial de ne pas fragiliser le duo. « Quand on est avec des gens, on a besoin d’être en totale confiance […] on tient à ce qu’on bâtit ensemble ». Et pour ne citer qu’eux, Julien Rousset, batteur, « parce qu’il a l’énergie bien rock, bien brute, qui correspond à la nôtre et qui la relaie. Et comme en plus humainement c’est une personne super chouette, très drôle, très agréable à vivre, ça marche sur tous les aspects », Thomas Jedwab-Wroclawski, éclairagiste, responsable de la mise en lumière des concerts, ou encore Julien Cuny, illustrateur, réalisateur des clips très soignés de Fergessen et qui a illustré le concert d’Epinal en direct.

    Fergessen se produira demain, le 26 juin au festival « Sur la Remorque du Pat » à Maizeroy (57), le 27 juin au festival « Là-haut sur la colline » à Sion (54), le 18 juillet lors de la manifestation d'art contemporain les « Rencontres des Arts » à Mers sur Indre (36) et le 29 octobre au théâtre de Raon L’Étape (88).

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    * Michaela lisait à voix haute des poèmes allemands, anglais, qu’elle étudiait et David en les entendant fut réconcilié avec la langue allemande plus sensible et sensuelle qu’il ne le croyait. David demanda à Michaela de lister les mots qu’elle préférait en fonction de leur sonorité. Et dans cette liste, le mot vergessen qui signifie oublier, s’oublier, s’emporter, devient fergessen.

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    Site officiel de Fergessen
    http://www.fergessen.fr

    Tous leurs concerts
    http://www.fergessen.fr/concerts/

    Page Facebook
    https://www.facebook.com/pages/Fergessen/142118312519179

    « C’est un soir de tempête, ambiance western moderne et là on s’est dit, bienvenue au Far Est », interview de Fergessen par la SACEM
    http://www.dailymotion.com/…/x2eun5w_fergessen-autoproducti…

    Aide à l’autoproduction de la SACEM
    https://www.youtube.com/watch?t=46&v=pO9IHz_y3GI

    KissKissBankBank
    http://www.kisskissbankbank.com/

    Dispositif Multipistes
    http://www.vosgesartsvivants.fr/…/MU…/Dispositif-Multipistes

    La Souris Verte
    http://www.lasourisverte-epinal.fr
    https://www.facebook.com/lasourisverte.epinal

  • Le Chemin de Soi

    Des nouvelles de Samuel, le passioné de cinéma, qui revient avec un tout nouveau court-métrage : Le chemin de soi.

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    Et si ce n'était pas un rêve... Le doute, la perte de soi.

    Le monde onirique est confus mais ô combien puissant et plus réel qu'on ne le croit. On se fuit, puis l'on se poursuit soi-même. C'est la quête infernale de l'être humain. Se chercher soi-même et craindre ce que l'on pourrait découvrir dans l'ambiance infernale du rêve.

    Le message nous échappe totalement. Et cette frustration nous guide parfois sur des chemins obscurs. La peur de disparaître sans jamais savoir qui l'on est vraiment est présente. Mais la réponse ne serait-elle pas à portée de mains ? Peut-être suffirait-il de tomber le masque et d'oser Voir.

    Son site internet SamMovies

    Cliquez sur l'image pour voir le film sur Youtube :

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