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  • Identité nationale selon Sarkozy

    carteIdentite.jpgLa question n'est pas nouvelle. Lors de la campagne présidentielle de 2007, N. Sarkozy annonce dans son discours du 5 avril à Lyon : "L’identité nationale fait partie de mon projet présidentiel. [...]  De quoi s’agit-il ? Au fond, l’homme qui ne veut pas être seul dans ce monde, qui ne veut pas être condamné à subir, réclame plus de nation."

    Le Président a donc décrété l'existence d'une crise de l'identité.

    Voici un extrait de son discours : "Nous avons eu le tort de trop laisser dénigrer la France, son histoire et son identité. Je déteste cette mode de la repentance qui exprime la détestation de la France et de son histoire. Je déteste la repentance qui veut nous interdire d'être fier de notre pays. Je déteste la repentance qui est la porte ouverte à la concurrence des mémoires. Je déteste la repentance qui dresse les français les uns contre les autres en fonction de leurs origines. Je déteste la repentance qui est un obstacle à l'intégration parce qu'on a jamais envie de s'intégrer à ce que l'on a appris à détester alors qu'on devrait le respecter et l'aimer. Voilà ma vérité. Oui, à force de tout détester, la famille, la patrie, la religion, la société, le travail, la politesse, la courtoisie, l’ordre, la morale… A force de tout détester, on finit par se détester soi-même. Beau résultat !"

    Nous l'aurons compris, M. le Président déteste la repentance. La repentance pour Nicolas Sarkozy n'est autre qu'une "demande aux fils d'expier les fautes des pères". Sarkozy place les erreurs du passé non pardonnées au coeur du débat sur le racisme. Cette notion de repentance doit-elle constituer à elle seule une cause du racisme et de l'insécurité dans ce pays ? Ceci dit, Sarkozy n'a pas trop à rougir de l'histoire de la France en tant qu'homme. Son père s'y est installé en 1948 après un long périple.

    Bref, l'identité nationale serait-elle donc fierté et non culpabilité ? Voilà qui fait vachement avancer le Schmilblick... En tout cas, nous savons que le Président Déteste.
    Je déteste
    Tu détestes
    Il déteste...
    Et ne l'a-t-il pas dit lui-même : "A force de tout détester, on finit par se détester soi-même." M. Sarkozy serait-il en pleine crise identitaire ?