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  • Histoire ratpiste, ticket t+

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    Je reviens sur notre cher ticket t+. Oui j'ose ! Car une chose me chiffonne !

    Cette merveilleuse création qu'est le ticket t+ permet de traverser Paris ou d'en faire le tour en métro, en tramway, en bus, en RER (bientôt l'avion ? -je plaisante-) et les combinaisons sont multiples.

    Mais il en est une qui m'interpelle. Le voyage de bus à bus. C'est merveilleux, me direz vous, 1h30 sans changer son billet ! Ah oui, c'est absolument révolutionnaire, magnifique, incroyable ! Mais il y a un hic. 

    Seuls des tickets sans correspondance sont vendus dans les bus. Donc si par malheur vous n'avez pas l'occasion de descendre dans le métro direction les guichets OU simplement si vous n'avez pas envie d'acheter un carnet, vous payez plus cher.

    Connaissez vous cette situation ?
    Obligés de prendre un ticket chaque fois que vous grimpez dans un nouveau bus, la main au porte monnaie, colère et désespoir s'abattent sur vous, s'imiscent dans votre cuir chevelu, inondent votre peau pour échouer, enfin, sous vos ongles sales et contrariés par cette haute trahison !

    Bon, voyons les choses sous un angle un peu plus objectif et un peu moins passionnel. Faire payer deux tickets, même occasionnellement, demeure une injustice totale. Le prix du ticket de métro à bord des bus coûte 1,70 € au lieu de 1,60 € au guichet. Un voyage en bus d'1h30 avec une correspondance coûte 3,40 € au lieu de 1,60 € (et + si plusieurs correspondances). Pourtant, la RATP aimerait que nous prenions davantage le bus ! (Rappelons rapidement que le STIF est, entre autres, chargé de la tarification et de la création de nouveaux titres.)

    En effet, une campagne a été lancée récemment pour inciter les gens à utiliser la ligne 322 Pablo Picasso (Bobigny) - Mairie de Montreuil (93). Cette campagne est à encourager à 100% car elle défend une cause noble : l'écologie. Mais voilà, la RATP devrait revoir ses objectifs au niveau commercial. Pour le moment, le voyageur me semble plutôt être un client détrôné. 

  • Les Roms de Montreuil sous Bois

    Le 28 novembre 2009 au soir, les méchants Roms encore sur la place de la fraternité. Si bien que des habitants du quartier, bons citoyens, eurent la merveilleuse idée de prévenir les forces de l'ordre qui rappliquèrent en une fraction de seconde.
    "Vous avez appelé la police, ne quittez pas..." n'est-il qu'un mythe ?
    Il faut dire que virer des populations de Roms s'inscrit à merveille dans la politique actuelle. Quoique...
     

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    Par ailleurs, on fait souvent l'amalgame. Ceux qu'on appelle des Roms sont parfois des roumains ayant quitté leur maison (tout pareil que les nôtres avec un toit et des murs) pour échapper à la pauvreté et trouver en France quelques ressources. Mais bon peu importe, la question de l'expulsion de citoyens européens mériterait bien réflexion. Il y en a eu pourtant des reportages sur leurs conditions de vie. Il ne faut pas croire que l'on vivrait autrement si l'on n'avait pas de toit.

    Le concept "Union Européenne" n'intéresserait-il qu'en cas d'intérêt économique ? Je n'y connais pas grand chose, certes. On m'a juste demandé mon avis un jour : pour ou contre la constitution européenne...
    MAIS
    Une solidarité inter membres de l'Europe ne serait-elle pas une suite logique ?

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    Bref, alors, qu'est-ce que ça fait de virer des étrangers, ressortissants européens, de surccroît, d'absolument nulle part ?
    Oui, virés de nulle part, de la rue en somme. Ces Roms avaient trouvé refuge dans un terrain vague près du Palais des Congrès de Montreuil. La police était intervenue pour que ces populations déguerpissent. Salon du livre et de la jeunesse oblige...

    Donc, exit les Roms. Sortez de... nulle part et retournez... nulle part.

    Le "nulle part" des Roms fut, pour l'heure, 
    Cette chaleureuse place de la Fraternité
    Tout cela à l'aube de hiver, belle erreur
    Et la police toute guillerette s'engageait

    Fière comme un paon, gaie comme un pinson
    Sur les chemins sinueux du patriotisme
    Du courage des loups et droite tout du long
    Chantant presque l'hymne de l'exorcisme

    Dialogue avec ces flics :

    Je me dirige vers la horde de policiers postés sur la place.

    - L'un d'entre vous m'a prise en photo n'est-ce pas ? Demandai-je

    - Oui, absolument, me répondit un des policiers

    - Mais pour quelle raison ?

    - Vous connaissez la liberté d'expression ? réplique une fliquette (l'intello du groupe, sûrement)

    - Oui c'est pour ça que je prends des photos. Pour rapporter l'information. Et vous ?

    - Nous aussi ! répond un des flics, tout fier

    - Ah ! Vous êtes donc un peu journaliste... leur dis-je ironiquement

    - Oui, enfin nous on informe notre supérieur hiérarchique ! rétorque un autre flic, tout fier également

    C'est beau le patriotisme...

     

    Cela me rappelle une histoire... "Buzzy s'écrit avec un ou deux "s" ? demanda l'un des policiers."

     

    J'ose ajouter le mot de la fin, une parole de flic sur le point de partir :

    "On vient pour rien, on fait chier les gens plus qu'autre chose". (et il a pas tort...)